l’humanité

L’absence est la résidence, Le cachot de lumière. L’être n’est pas dedans. Il n’est pas dehors. L’être est la résidence. Il (se) hante. Celui qui hante, s’éprouve dans une place qui ne lui est pas accordée. Son corps est cette place dont sa chair est la blessure. Il réside, en chair et en os, hors les murs, dans un rejet qu’il déplace avec lui où qu’il aille. Chez fabien Claude la précarité affirme. Elle met la présence en tenaille. 

La peinture de Fabien Claude est une peinture de l’interstice, de l’entre. L’être s’impose à partir de son retrait, de son inaptitude à habiter l’espace. Généralement, il existe entre la créature et l’espace où elle se meut, une osmose. La, il n’en est rien.  Le personnage entretient un rapport impassible à l’espace.

Il brûle dans une aire qui ne lui concède rien, mais qu’en échange il ne se lasse pas d’ouvrir. Il n’y a pas d’amitié entre eux.  La figure est une déflagration, un déchirement d’espace. Comme le sexe féminin est une rupture dans l’opacité du corps hermétique humain, la figure déflore la surface, elle créer en elle la perspective inoubliable de son repli projeté, de sa blessure saignante et stagnante. Car le corps est un saignement, une ecchymose issue des coups que la peinture lui porte. 

Dans l’œuvre de Fabien Claude, les concepts sont impliqués dans le ravage sans précédent qu’ils subissent, dans l’orage du retrait qu’ils endurent. Cette peinture possède la dureté sans compromis des concepts.

Yvon canova

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