quand le visage perd sa face

quand le visage perd sa face

Les questions portent en soi déjà un contenu. On pourrait presque s’en tenir là, à cette lecture, dans sa forme de réponse interrogative.

Que regardent tes personnages, si tant est qu’ils puissent encore voir quelque chose à travers la gangue visqueuse qui semble entourer leur visage ?

Rien. Le noir mat d’une pure acuité, sans objet à voir. S’il y a regard, et que ce regard se donne à voir, c’est pour montrer aussi que des yeux pleins de ce noir ne sont pas des yeux aveugles. Qu’il y a un rien voir, au delà de l’interrogation du regard; une sorte de neutralité qui à sa manière, sans vouloir violer cette nuit sur quelque chose à saisir en son fond, donne juste profondeur à ce rien.

Cette « gangue visqueuse », autrefois, on appelait ça, le masque sacré.

C’est quoi cette encre noire qu’ils habitent ? Est-ce leur créations intime , ou est-ce leur niche écologique naturelle ?

Ce noir d’encre, comme tu le qualifies, c’est lui qui ici même nous fait écrire en devenant l’objet d’une autre sorte d’acuité.

Ce noir n’est pas seulement un habitat, ou en tant qu’habitat c’est lui qui me permet d’envisager la présence elle-même comme un seuil. Le rapport n’est pas entre un lieu et son habitant, mais entre un lieu et son seuil.

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esaa de troyes

Exposition à L’Esaa de Troyes

Esaa de Troyes

L’INFIME DIFFERENCE. C’est un pari réussi pour Séverine Nomdedeu, responsable de l’École supérieure d’arts appliqués, qui propose des artistes toujours plus différents à travers les expositions artistiques organisées au sein de l’établissement à Saint-Martin-es-Aires. « Fabien Claude se situe dans la lignée de Jean Rustin avec un travail très profond, presque millimétré », explique-t-elle.

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Mamac de Liège

Exposition au Mamac de Liège

Mamac de Liège

CARDIOGRAMME suscite des questions singulières et universelles sur l’essence de l’œuvre, – œuvres de l’ordre de la survie ? – l’intensité qu’elle dégage et a la volonté de vouloir contribuer à une réflexion sur la culture contemporaine de l’image en inscrivant sa ligne de sens sur la notion d’ouverture – laissant de côté les conflits de frontière entre les divers modes d’expression artistiques et leurs publics, entre les artistes reconnus et les artistes « en marge », entre le local, le national et l’international – dans le seul but de nous pencher sur l’art et tout ce que l’on peut savoir aujourd’hui d’un homme concret.

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idées d’artistes

idées d'artistes

LES TRESSAILLEMENTS DU HUIS CLOS. Au bout du chemin sans repère, au creux du huis clos, Fabien Claude traque la fin de la peinture. Au bord de la disparition, ses instables blessures de nuit, habitées de traces, font battre l’écho lointain des meurtrissures vitales.

Il ose le miracle terrible d’exister sans garde-fou, sans barrière et sans masque. Sans histoire, sans narration, jamais la peinture ne s’installe. Elle ne peut faire corps avec la toile…

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la part d’ombre

la part d'ombre

LA PART D’OMBRE. Ce que les lumières et les ornières de la culture cachent obstinément, ce que les ordres du jour ne peuvent affronter, la part d’ombre le révèle et dit les trouées de l’être, les corps sacrifiés de nos ombres, et leurs beautés mortelles.

Christian Noorbergen